Dans les années 1920 - 1930 en Allemagne, les nazis ont pratiqué des agressions contre les militants ouvriers, les jeunesses socialistes et communistes.
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Dans les années 1920 - 1930 en Allemagne, les nazis ont pratiqué des agressions contre les militants ouvriers, les jeunesses socialistes et communistes.
Déjà à l'époque, c'était une stratégie double :
1. Faire émerger dans l'opinion l'idée que "nazis et communistes" se bagarrent en miroir, alors que c'était une stratégie théorisée par les nazis. Agresser l'autre camp ne fait pas apparaître alors le nazisme comme "l'agresseur" mais comme "un rival naturel" de la "menace bolchévique".
2. Cela permet aux nazis de se présenter comme rempart à "un risque de guerre civile" (après la tentative de révolution de 1919) en sachant que la bourgeoisie allemande soutiendrait les nazis par peur du socialisme / communisme allemand. Donc le camp victime devient le camp à abattre, avec un soutien populaire bien construit par les médias bourgeois.
Toute résonance avec la réalité actuelle n'est que fortuite.
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Dans les années 1920 - 1930 en Allemagne, les nazis ont pratiqué des agressions contre les militants ouvriers, les jeunesses socialistes et communistes.
Déjà à l'époque, c'était une stratégie double :
1. Faire émerger dans l'opinion l'idée que "nazis et communistes" se bagarrent en miroir, alors que c'était une stratégie théorisée par les nazis. Agresser l'autre camp ne fait pas apparaître alors le nazisme comme "l'agresseur" mais comme "un rival naturel" de la "menace bolchévique".
2. Cela permet aux nazis de se présenter comme rempart à "un risque de guerre civile" (après la tentative de révolution de 1919) en sachant que la bourgeoisie allemande soutiendrait les nazis par peur du socialisme / communisme allemand. Donc le camp victime devient le camp à abattre, avec un soutien populaire bien construit par les médias bourgeois.
Toute résonance avec la réalité actuelle n'est que fortuite.
A l'époque la presse titre en boucle sur la nécessité de "remettre de l'ordre" dans un champ politique conservateur radicalisé, bien au-delà du nazisme. Oui les nazis sont considérés comme "excentrique" et un peu répugnants, mais bon, au fond, ils ont un peu raison, puis quand même les juifs et les communistes c'est terrible eh...
La république de Weimar est déjà antisémite. Le SPD et le KPD prennent péniblement petit à petit position contre l'antisémitisme. L'arrivée d'Hitler au pouvoir n'est pas perçue comme une rupture, ou un assomoir. Des camps de concentration "de quartier" sont rapidement mis en place dans les villes allemandes pour tabasser les opposants dans des caves et des bars réquisitionnés, qui parfois en meurent. Donc il n'y a pas de révolte massive et immédiate, puisque personne ou presque ne vit une rupture politique.
Les ruptures perçues comme radicales arrivent trop tard, quand les pogroms commencent.
C'est pour ça que l'antifascisme doit être ferme et radical aujourd'hui, et que tous les pleutres de gauche qui ne se situent pas clairement sont complices. L'histoire n'est pas condamnée à se répéter.
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A l'époque la presse titre en boucle sur la nécessité de "remettre de l'ordre" dans un champ politique conservateur radicalisé, bien au-delà du nazisme. Oui les nazis sont considérés comme "excentrique" et un peu répugnants, mais bon, au fond, ils ont un peu raison, puis quand même les juifs et les communistes c'est terrible eh...
La république de Weimar est déjà antisémite. Le SPD et le KPD prennent péniblement petit à petit position contre l'antisémitisme. L'arrivée d'Hitler au pouvoir n'est pas perçue comme une rupture, ou un assomoir. Des camps de concentration "de quartier" sont rapidement mis en place dans les villes allemandes pour tabasser les opposants dans des caves et des bars réquisitionnés, qui parfois en meurent. Donc il n'y a pas de révolte massive et immédiate, puisque personne ou presque ne vit une rupture politique.
Les ruptures perçues comme radicales arrivent trop tard, quand les pogroms commencent.
C'est pour ça que l'antifascisme doit être ferme et radical aujourd'hui, et que tous les pleutres de gauche qui ne se situent pas clairement sont complices. L'histoire n'est pas condamnée à se répéter.
Le nazisme a ses particularités, mais si vous regardez l'histoire récente russe, et maintenant américaine, on est pas sur des phénomènes très différents.
Et si on pouvait comprendre ça au lieu de se moquer des russes et des américains qui "ne se révoltent pas car ohlala ils sont cons et soumis quand même"...
N'oublions pas que ce torrent de violence ne vient jamais comme une surprise du jour au lendemain. Il n'y aura pas de résistant mystère demain si personne ne soutient les résistants d'aujourd'hui et ne souhaite les rejoindre.
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Dans les années 1920 - 1930 en Allemagne, les nazis ont pratiqué des agressions contre les militants ouvriers, les jeunesses socialistes et communistes.
Déjà à l'époque, c'était une stratégie double :
1. Faire émerger dans l'opinion l'idée que "nazis et communistes" se bagarrent en miroir, alors que c'était une stratégie théorisée par les nazis. Agresser l'autre camp ne fait pas apparaître alors le nazisme comme "l'agresseur" mais comme "un rival naturel" de la "menace bolchévique".
2. Cela permet aux nazis de se présenter comme rempart à "un risque de guerre civile" (après la tentative de révolution de 1919) en sachant que la bourgeoisie allemande soutiendrait les nazis par peur du socialisme / communisme allemand. Donc le camp victime devient le camp à abattre, avec un soutien populaire bien construit par les médias bourgeois.
Toute résonance avec la réalité actuelle n'est que fortuite.
@oiseau_rouge
la meme propagande avec "la guerre" israelo palestinienne -
R AodeRelay shared this topic